En février, soirée spéciale Coluche, entre rires et larmes

OCS vous propose une petite escapade dans les années 80' en compagnie de Coluche. Deux longs-métrages, deux genres différents et la reconnaissance du public et des professionnels pour une prestation sans faille.


TCHAO PANTIN



"J'étais un gros con de flic... Inspecteur Lambert. Tricolore jusqu'au slip... J'avais pas le temps pour mon fils... Ou alors pour l'engueuler... Alors évidemment, un jour, il en a eu marre d'avoir un père aussi con..." Lambert - Tchao Pantin

Réalisé par Claude Berri, Tchao Pantin offre à Coluche un rôle fort et dramatique salué et multi récompensé aux césars de 1984. L’acteur, à contre-emploi, y est extraordinaire de justesse et de sensibilité.

L’histoire est celle d’un pompiste de banlieue, Lambert, qui passe le temps et la tristesse dans l’alcool. Le personnage, tout comme Coluche à ce moment de sa vie, est dépressif et esseulé. Une rencontre avec un petit truand en quête d'essence (Bensoussan incarné par Richard Anconina) va venir bouleverser son morne quotidien. Accompagnés en musique par Charlélie Couture, lentement, pudiquement, les deux hommes vont se lier d'amitié dans un Paris sombre et crasseux.


"Dans les vapeurs d'essence y a des rêves qui s'embrument, des envies qui se balancent
Et des moteurs qui fument, besoin d'un voyage à défaut d'amour
Besoin de se perdre plutôt que souffrir, besoin de courage à défaut de bravoure
Besoin d'exorciser la violence d'un souvenir, besoin d'un voyage à défaut d'en détour
Besoin d'accélérer plutôt que s'enfuir, quand les remords grillent le cœur
Quand la mort fait trop peur, dans la ville qui se referme
Y'a de l'alcool dans les veines, du feu sous l'épiderme
D'la poudre…"
Charlélie Couture - Les nuits sont trop longues

Un paris transcendé par la photo, un polar clair-obscur à l'image de son personnage blessé.

LA FEMME DE MON POTE



Un registre, à priori, plus coutumier pour le comédien. Réalisé en 1983 par Bertrand Blier, juste avant "Tchao pantin", si le film est une comédie, il porte en son sein une forme de tristesse, un chagrin, qui préfigure du prochain rôle dramatique dans lequel Coluche excellera.

A Courchevel, Pascal dirige un magasin de sport et Micky officie comme disc-jockey dans une boîte de nuit. Ces deux là sont très copains. Un jour, Pascal invite chez lui sa dernière conquête, la belle Viviane. Micky, malgré un accueil plutôt hostile, ne serait pas indifférent au charme de la jeune femme si seulement...

Un triangle amoureux incarné par Coluche (Micky), Thierry Lhermitte (Pascal) et une Isabelle Huppert (Vivianne) séductrice et perverse qui se délecte de ce rôle... redoutable !
La musique se lance et Viviane se met à danser lascivement devant Micky.

(...)

"VIVIANE : Quel effet ça te fait de me voir danser ? MICKY : A moi ? Rien…

VIVIANE : Ça te fait pas plaisir ? MICKY : Si.

(...)

VIVIANE : Tu serais pas en train de tomber amoureux de moi par hasard ? MICKY : Bah t’es givrée toi !

VIVIANE : Pourquoi ? Ce serait pas un crime… MICKY : Bah… Ce serait peut-être pas un crime, mais ce serait drôlement emmerdant ! VIVIANE : Emmerdant pour qui ?

(...)

MICKY : Oh mais je suis pas spécialement un type bien ! Je me sens tout à fait capable de me conduire comme un dégueulasse ! VIVIANE : Mais non… Pas toi.

MICKY : Ah bah ça c’est pas évident. VIVIANE : Mais si c’est évident. Y’a qu’à te regarder. Ça se voit tout de suite que t’es quelqu’un de correct.

MICKY : Tu crois ? VIVIANE : Oui.

MICKY : Et si ça arrivait quand même ? VIVIANE : Quoi ?

MICKY : Et bah que je tombe amoureux de toi. VIVIANE : Faudrait peut-être mieux pas.

MICKY : Ouais… T’en as de bonnes, toi !Tu connais un vaccin contre ces trucs là ? VIVIANE : Oui.

MICKY : C’est quoi ? VIVIANE : Soigner le mal par le mal. C’est le principe de tous les vaccins.

MICKY : Qu’est-ce que tu veux dire… ? VIVIANE : Faire l’amour.

MICKY : Quand ? VIVIANE : Tout de suite ! Avant qu’il soit trop tard. L’amour c’est une maladie. Il faut l’attaquer par surprise. Sinon après on est foutu…"

Retrouvez Coluche dans ces oeuvres où le baladin montre un peu de sa peine, où le clown triste dévoile, sans fard, un peu de sa douleur ainsi que les répliques jubilatoires de Blier sur OCS Géants et OCS Go le 04 février !
Article créé le Jeudi 24 janvier 2019 - 22:00